mercredi 12 juillet 2017

Chronique : Jane Eyre de Charlotte Brontë

Résumé :


Jane Eyre est pauvre, orpheline, pas très jolie. Pourtant, grâce à sa seule force de caractère, et sans faillir à ses principes, elle parviendra à faire sa place dans la société rigide de l'Angleterre victorienne et à trouver l'amour... Une héroïne qui surmonte les épreuves sans perdre foi en son avenir, une intrigue où se succèdent mystères et coups de théâtre, une passion amoureuse qui défie tous les obstacles : le plaisir de lire Jane Eyre est toujours aussi vif. Comme elle, on veut croire que rien n'est écrit d'avance et que la vie réserve des bonheurs imprévus.

Mon avis : 


A la lecture du résumé on peut clairement penser que Jane Eyre n'est qu'un énième roman sentimental proposé à ses dames de l'époque.

Pourtant, j'ai trouvé plus que cela dans ce roman composé de 3 parties majeures : l'enfance malheureuse de Jane Eyre chez sa tante puis à l'orphelinat, son arrivée au manoir de Thornfield et sa rencontre avec Mr Rochester, puis, sa vie après LA révélation jusqu'à la fin (une happy end façon Capitaine Crochet. Comprendra qui pourra).

Pour faire simple, j'ai énormément aimé la première partie : les ambiances sont dépeintes à merveille, la vie aristocratique, la vie rude et triste à l'orphelinat, ce côté mélancolique des choses. Oui, il y a quelque chose de romantique dans le style de Charlotte Brontë.
Cela s'est retrouvé dans la seconde partie, dans laquelle s'est aussi accentué l'aspect gothique et sombre du roman - déjà présent avec la description de l'orphelinat (absolument conforme à ce qu'on peut attendre d'un orphelinat de pauvresses du XIXème siècle) - avec l'apparition du manoir de Thornfield, les mystères qui s'y trament. Le manoir est en fait à l'image de son propriétaire Mr Rochester. Épatant en apparence, il cache quelque chose en son sein et ceux qui ont lu le roman savent dans quel état il termine.
La troisième partie, en revanche, m'a moins enthousiasmé et, j'avoue, j'ai sauté des pages, j'ai lu en diagonale, jusqu'à ce que je retrouve du plaisir dans ma lecture, soit à la fin de cette dernière partie.
J'ai moins aimé cette vie un peu pastorale que mène l'héroïne normalement si forte de caractère, plutôt entreprenante. J'ai trouvé cette partie un peu mollassonne, avec énormément de descriptions sur des sujets qui m'intéressaient un peu moins.

Sur les personnages, Jane Eyre et Mr Rochester sont fameux. Deux caractères très forts, deux physiques particuliers. Je dois quand même dire que le côté pieux ou bienséant de Jane Eyre m'a parfois donné envie de lui tirer les cheveux. Les dialogues entre ces deux là sont savoureux. Les personnages secondaires sont tout aussi bien pensés par Charlotte Brontë, complets, on s'y attache ou non en fonction de leur rôle et de leur présence dans le roman mais en tout cas, ils sont travaillés.

Pour finir, il y a le style de Charlotte Brontë que j'ai trouvé très appliqué, très méticuleux dans la mesure où tout est très précis. Elle s'attache à tout détailler. Elle fait également beaucoup de digressions (très détaillées aussi) que j'ai plus ou moins appréciées en fonction des sujets. Romantique, gothique, détaillé. Pour moi, c'est ce qui caractérise son écriture que j'ai tout de même trouvé moins subtile et moins insolent, moins sarcastique que la plume de Jane Austen. Encore elle ! Je sais.


Ma note :